S. Aubin, & le peu de foin qu’ont eu les branchesencore fubfiftar.tes de conferver leurs titres, ne per-mettent pas de dreffer fa filiation. Peut-être qu’unjour le fort fera reparoître les pièces nécelfaires à ce-la ; en attendant, j’ai cm devoir inférer ici la notefuivante dont je garantis l’authenticité.
I. Philippe de Delley , né dans la paroiffe de S. Au-bin , quitta la Suiffe où il ne voyoit pas de jour àpouvoir déployer avec fuccès fon génie, & fe mariaà la paroiffe -de S. Euftache, à Paris , par contrat du21 Oét^re 1663, avec Dame Anne Berthaud qui luiapporta de grands biens. Son intégrité, fes lumiè-res, & fa probité lui méritèrent l’eftime & l’amitié dugrand Colbert, qui lui fit avoir une des premières char-ges dans les finances. Il avoit deux frères, François& Nicolas qui font morts Officiers au fervice du Roi.De fon mariage naquit
IL Pierre de Delley de ia Garde ; doué d’un efprîtvif & pénétrant, & d’une probité à toute épreuve, iloccupa avec honneur & défintéreffenient une des pre-mières places dans les finances. Ses qualités lui atti.rèrent l’eftime de Madame de France dont il fut l'In-tendant. Son époufe, femme de condition & douéedes plus rares vertus, héritière, fi je ne me trompe,de la Seigneurie de la Garde , lui donna deux fils,1. François-Pierre qui fuit. 2. Nicolas, rapporté aprèsla poftérité de fon frère.
III. François-Pierre de Delley de la Garde , Com-