CHANT TROISIEME.
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De Guife au milieu d’eux le redoutable frère,Mayenne à la vengeance anime leur colère,
Et plus par intérêt que par reffentiment,
Il allume en cent lieux ce grand embrafement.
Mayenne (m) dès long-temps nourri dans les alarmes,Sous le fuperbe Guife avait porté les armes; (n)
Il fuccède à fa gloire ainfi qu’à fes deffeins ;
Le fceptre de la ligue a paffé dans fes mains.
Cette grandeur fans borne, à fes défirs fi chère,
Le confole aifément de la perte d’un frère; (o)
Il fervait à regret, et Mayenne aujourd’huiAime mieux le venger que de marcher Ibus lui.Mayenne a, je l’avoue , un courage héroïque ;
Il fait, par une heureufe et fage politique,
Réunir fous fes lois mille efprits différens,
Ennemis de leur maître, efclaves des tyrans.
Il connaît leurs talens , il fait en faire ufage. (/»)Souvent du malheur même il tire un avantage.
Guife avec plus d’éclat éblouiffait les yeux ,
Fut plus grand, plus héros, mais non plus dangereux.Voilà quel eft Mayenne et quelle eft fa puiffance.Autant la ligue altière efpère en fa prudence,
Autant le»jeune Aumale (</) au cœur préfomptueu»Répand dans les efprits fon courage orgueilleux.D’Aumale eft du parti le bouclier terrible.
Il a jufqu’aujourd’hui le titre d’invincible.
Mayenne , qui le guide au milieu des combats,
Eft l’ame de la ligue, et l’autre en eft le bras.
Cependant des Flamands l’oppreffcur politique, (r)Ce voilin dangereux, ce tyran catholique,
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