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LA HENRIADE.
D’un coupable parti défenfeurs intrépides,Epouvantaient Valois de leurs fuccès rapides :
Et ce roi, trop fouvent fujet au repentir,
Regrettait le héros qu’il avait fait partir, (a)
PARMI’ces combattans , ennemis de leur maître,Un frère ( i ) de Joyeufe ofa long-temps paraître.
Ce fut lui que Paris vit paffer tour à tour
Du fiècle au fond d’un cloître, et du cloître à la cour;
Vicieux , pénitent, courtifan , folitaire ,
Il prit, quitta , reprit la cuiraffe et la haire.
Du pied des faints autels, arrofés de fes pleurs,
Il courut de la ligue animer les fureurs ,
Et plongea dans le fang de la France éploréeLa main qu’à l’Eternel il avait confacrée.
Mais de tant de guerriers, celui dont la valeurInfpira plus d’effroi, répandit plus d’horreur,
Dont le cœur fut plus fier et la main plus fatale,
Ce fut vous, jeune Prince, impétueux d’Aumale ,Vous né du fang lorrain, fi fécond en héros,
Vous ennemi des rois, des lois et du repos.
La fleur de la jeuneffe en tout temps l’accompagne.Avec eux fans relâche il fond dans la campagne :Tantôt dans le filence , et tantôt à. grand bruit,
A la clarté des cieux, dans l’ombre de la nuit,
Chez l’ennemi furpris portant par-tout la guerre,
Du fang des afiiégeans fon bras couvrait la terre.
Tels du front du Caucafe, ou du fommet d’Athos,D’où l’œil découvre au loin l’air, la terre et les flots,Les aigles, les vautours aux ailes étendues,
D’un vol précipité fendant les vaftes nues,
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