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VARIANTES
SCENE III.
BENASSAR, ZÜLIME, ATIDE, RAMIRE,MOHADIR, Suite.
RAMIRE.
J’A r mérité la mort, et je fais qu’elle eft prête :
C’eft trop laiffer le fer fufpendu fur ma tête.
Frappe, mais que ton cœur, de vengeance occupé,Apprenne que le mien ne t’a jamais trompé.
Pour otage en tes mains j’avais remis Atide;
Avec un tel garant pouvais-je être perfide!
Va, Ramire était loin de te manquer de foi:
Bénaifar, mes fermens m’étaient plus chers qu’à toi;
Tu m’as trop mal connu, c’eft ta feule injuftice,
Que ce foit la dernière, et que dans mon fuppliceDes cœurs pleins de vertu ne foient point entraînés !BENASSAR.
* Le ciel à d’autres foins nous a tous deftinés.
•Te ne fuis point barbare : et jamais ma furieNe perdra le héros qui conferva ma vie.
* Un amour emporté, fource de nos malheurs,
* Plus fort que mes bontés, plus fort que mes rigueurs ,T’affervit pour jamais ma fille infortunée.
Je dois ou détefter fa tendreiïe effrénée ,
Vous en punir tous deux, ou la mettre en tes bras.
* Sois fon époux, Ramire, et règne en mes Etats.
Vis pour elle et pour moi, combats pour nous défendre :Soyons tous trois heureux, fois mon fils, fois mon gendre.
Z U L I M E.
* Ah, mon père! ah, Ramire! ah, jour de mon bonheur!
ATIDE.
O jour affreux pour tous !
A A M I R E.
Vous me voyez, Seigneur,
Accablé, confondu de cette grâce infigne
Que vous daignez me faire, et dont je fuis indigne.
* Votre