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Tome troisième
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114 VARIANTES

¥ Avant de me haïr, entendez ma réponfe.

* Votre père eft préfent, qu’il juge et qu’il prononce.

* O Ciel'!

BENASSAR.

A T I D E.

Ramire et moi, Seigneur, fi nous vivons,

* C’eft vous, c’eft votre fille à qui nous le devons.

Zulime, en nous fauvant, voulait pour tout falaireUn cœur digne de vous, et digne de lui plaire.

C’était de tous fes foins le noble et le feul prix,

Sa gloire en dépendait, et je la lui ravis.

Sans mon amour, fans moi, n’en doutez point, Madame,Autant l’heureux Ramire a p~u toucher votre ame,

Autant vous régneriez fur fon cœur généreux.

J’étais le feul obfiacle au fuccès de vos vœux;

J’ai calife de tous trois les malheurs et les larmes ;

J’ai bravé vos bienfaits, j’ai combattu vos charmes ;

Et lorfque vous touchez au comble du bonheur,

Ma main, ma trille main vous perce encor le cœur.

Je vous ai fait ferment de vous céder Ramire;

Vous connailfez trop bien tout l’amour qu’il infpire,

Pour croire que la vie ait fans lui quelqu’appas ;

L’effort ferait trop grand, vous 11e l’efpérez pas.

Je dois, je l’ai juré, fervir votre tendreffe:

* Il n’eft qu’un feul moyen de tenir ma promefie ;

Le voici.

( elle fe frappe.')

RAMIRE courant vers Atide.

Ciel! Atide!

atide aux gardes.

Arrêtez fon tranfpbrt.

( à Zulime.)

Je n’ai pu le céder qu’en me donnant la mort.

(à Ramire.)

Adieu, puiffe du ciel la fureur adouciePardonner mon trépas, et veiller fur ta vie.

RAMIRE entre les brus des gardes.

Je me meurs!