ACTE PREMIER.
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Votre âge, vos beautés, votre aimable innocence.Parlez ; et s’il me relie encor quelque puiffance,
De vos jultes défirs fi je remplis les vœux,
Ces derniers de mes jours feront des jours heureux.P A L M I R Ë.
^ Seigneur, depuis deux mois fous vos lois prifonnière
Je dus à mes dellins pardonner ma mifère:
Vos généreufes mains s’empreffent d’effacerLes larmes que le ciel me condamne à verfer.
Par vous, par vos bienfaits, à parler enhardie,
C’elt de vous que j’attends le bonheur de ma vie.Aux vœux de Mahomet j’ofe ajouter les miens:
Il vous a demandé de brifer mes liens;
PuiffieZ - vous l’écouter, et puilfé-je lui dire,Qu’après le ciel et lui je dois tout à Zopire!
^ ZOPIRE.
tttS| Ainfi de Mahomet vous regrettez les fers >
Ce tumulte des camps, ces horreurs des déferts,Cette patrie errante , au trouble abandonnée.
’> P A I, M I R E.
La patrie efl aüx lieux où Pâme eft enchaînée.Mahomet a formé mes premiers fentimens ,
Et fes femmes en paix guidaient mes faibles ans ;Leur demeure eff un temple, où ces'femmes facréesLèvent au ciel des mains de leur maitre adorées.
Le jour de mon malheur, hélas! fut le feul jourOù le fort des combats a troublé leur féjour :
> Seigneur, ayez pitié d’une ame déchirée ,
Toujours préfente aux lieux dont je fuis féparée.ZOPIRE,
J’entends : vous efpérez partager quelque jourDe ce maître orgueilleux et la main et l’amour,trt Théâtre. Tom. III. K