ACTE ' TROISIEME.
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Ils vivent! Mahomet les tient fous fa puiffance,
Et Séide et Palmire ignorent leur naiffance !
^■Mes enfans! tendre efpoir, que je n’ofe écouter;
Je fuis trop malheureux, je crains de me flatter.PrefTentiment confus, faut-il que je vous croie?
O mon fang ! où porter mes larmes et ma joie ?
Mon cœur ne peut fùffire à tant de mouvemens ;
Je cours , et je fuis prêt d’embraffer mes enfans.
Je m’arrête, j’héfite, et ma douleur craintivePrête à la voix du fang une oreille attentive.^,-Allons. Voyons Hercide au milieu de la nuit ;
Qu’il foit fous cette voûte en fecret introduit,
Au pied de cet autel, où les pleurs de ton maîtreOnt fatigué les dieux qui s’appaifent peut-être.Dieux! rendez-moi mes fils ; Dieux! rendez aux vertusDeux cœurs nés généreux, qu’un traître a corrompus.S’ils ne font point à moi, fi telle eft ma mifère ,
Je les veux adopter, je veux être leur père.
Fin du troijîème acte.