ACTE SECOND.
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M E R O P E.
Quoi ! ce jour que j’abhorre ,Ce foleil luit pour moi ! Métope vit encore !
Il n’eft plus! Quelles mains ont déchiré fon flanc?Quel monftre a répandu les reftes de mon fang ?
EURYCLES.
Hélas ! cet étranger, ce réducteur impie,
Dont vous-même admiriez la vertu pourfuivie,
Pour qui tant de pitié naiffait dans votre fein,
Lui que vous protégiez !
M E R o p E.
Ce monftre eft l’aflaffin ?EURYCLES.
Oui, Madame : on en a des preuves trop certaines ;On vient de découvrir, de mettre dans les chaînesDeux de fes compagnons, qui, cachés parmi nous,Cherchaient encor Narbas échappé de leurs coups.Celui qui fur Egifthe a mis fes mains hardiesA pris de votre fils les dépouilles chéries ,
L’armure que Narbas emporta de ces lieux:
(en apporte cette armure dans le fond du théâtre . )
Le traître avait jeté ces gages précieux,
Pour n’être point connu par ces marques fanglantes.
M E R o P E.
Ah ! que me dites-vous ? Mes mains, ces mains tremblantesEn armèrent Crefphonte, alors que de mes brasPour la première fois il courut aux combats.
O dépouille trop chère, en quelles mains livrée !Quoi, ce monftre avait pris cette armure facrée?