ACTE TROISIEME.
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M E K o P E.
Il vivrait?
N A R B A S.
C’eft lui, c’eft votre fils.
M E R O P E tombant dans les bras d’Ifménu.
Je me meurs!
I S Al E N I E.
Dieux puiffans!
N A R B A S à Ifménle.
Rappelez fes efprits.
Hélas! ce jufte excès de joie, et de tendreffe,
Ce trouble fi foudain, ce remords qui la preffe,
Vont confirmer fes jours ufés par la douleur.
M E R O P E revenant à elle.
Ah, barbare! eft-ce vous? eft-ce un fonge trompeur?Quoi ! c’eft vous ? c’eft mon fils ? qu’il vienne, qu’il paraiffe.N A R B A S.
Redoutez, renfermez cette jufte tendreffe.
( à Ifménle. )
Vous, cachez à jamais ce fecret important,
Le falut de la reine et d’Egifthe en dépend.
M E R O P E.
Ah! quel nouveau danger empoifonne ma joie?
Cher Egifthe! quel dieu défend que je te voie?
Ne m'eft-il donc rendu que pour mieux m’affliger?
N A R B A S.
Ne le connaiffant pas, vous alliez l’égorger;
Et fi fon arrivée eft ici découverte,
En le reconnaiffant vous affurez fa perte.
Malgré la voix du fang, feignez, dilfimulez ;
Le crime.eft fur le trône, on vous pourfuit, tremblez.