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M E R 0 P E.
Je l’ai vu fur mon roi, j’ai vu porter les coups,Je l’ai vu tout couvert du fang de votre époux.M E K O F E.
Ah Dieux!
NARRAS.
J’ai vu ce monftre entouré de victimes:
Je l’ai vu contre vous accumuler les crimes.
Il déguifa fa rage à force de forfaits ;
Lui-même aux ennemis il ouvrit ce palais:
Il y porta la flamme; et parmi le carnage,
Parmi les traits, les feux, le trouble , le pillage,Teint du fang de vos fils, mais des brigands vainqueurAffaffin de fon prince, il parut fon vengeur.D’ennemis, de mourans , vous étiez entourée ;
Et moi, perçant à peine une foule égarée,
J’emportai votre fils dans mes bras languiffans.
Les dieux ont pris pitié de fes jours innocens ;
Je l’ai conduit feize ans de retraite en retraite,
J’ai pris pour me cacher le nom de Polyclète ;
Et lorfqu’en arrivant je l’arrache à vos coups,Polyphonte eft fon maître, et devient votre époux! (6M E R O P E.
Ah ! tout mon fang fe glace à ce récit horrible.
EURYCRES.
On vient : c’eft Polyphonte.
Al E R o P E.
O Dieux! eft-il poflible?
(à Narbas. )
Va, dérobe furtout ta vue à fa fureur.
NARRAS.
Hélas! fi votre fils eft cher à votre cœur,