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Tome troisième
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M E R 0 P E.

Je l’ai vu fur mon roi, j’ai vu porter les coups,Je l’ai vu tout couvert du fang de votre époux.M E K O F E.

Ah Dieux!

NARRAS.

J’ai vu ce monftre entouré de victimes:

Je l’ai vu contre vous accumuler les crimes.

Il déguifa fa rage à force de forfaits ;

Lui-même aux ennemis il ouvrit ce palais:

Il y porta la flamme; et parmi le carnage,

Parmi les traits, les feux, le trouble , le pillage,Teint du fang de vos fils, mais des brigands vainqueurAffaffin de fon prince, il parut fon vengeur.D’ennemis, de mourans , vous étiez entourée ;

Et moi, perçant à peine une foule égarée,

J’emportai votre fils dans mes bras languiffans.

Les dieux ont pris pitié de fes jours innocens ;

Je l’ai conduit feize ans de retraite en retraite,

J’ai pris pour me cacher le nom de Polyclète ;

Et lorfqu’en arrivant je l’arrache à vos coups,Polyphonte eft fon maître, et devient votre époux! (6M E R O P E.

Ah ! tout mon fang fe glace à ce récit horrible.

EURYCRES.

On vient : c’eft Polyphonte.

Al E R o P E.

O Dieux! eft-il poflible?

(à Narbas. )

Va, dérobe furtout ta vue à fa fureur.

NARRAS.

Hélas! fi votre fils eft cher à votre cœur,