ACTE CINQUIEME
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E G I S T H E.
Voyez-vous en ces lieux le tombeau de mon père?Entendez-vous fa voix? Etes-vous reine et mère?
Si vous l’êtes, venez.
M E R O P E.
Il femble que le ciel
T’élève en ce moment au deffus d’un mortel.
| 3 e refpecte mon fang, je vois le fang d’Alcide.
Ah ! parle : remplis - moi de ce dieu qui te guide.
Il te preffe, il t’infpire. O mon fils! mon cher fils!Achève, et rends la force à mes faibles efprits.
E G I S T H E.
Auriez-vous des amis dans ce temple funefte?
M E R o p E.
J’en eus quand j’étais reine, et le peu qui m’en relieSous un joug étranger baiffe un front abattu ;
Le poids de mes malheurs accable leur vertu :Polyphonte eft haï ; mais c’eft lui qu’on couronne :
On m’aime, et l’on me fuit.
E G I S T H E.
Quoi ! tout vous abandonne !
Ce monftre eft à l’autel ?
M E K 0 P E.
Il 111’attend.
E G I S T H E.
Ses foldats
A cet autel horrible accompagnent fes pas?
M E R O P E.
Non: la porte eft livrée à leur troupe cruelle;
Il eft environné de la foule infidelle
Des mêmes courtifans que j’ai vu autrefois
S’empreffer à ma fuite, et ramper fous mes lois.
V ?