M E R O P E.
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Regardez ce vieillard, c’eft lui dont la prudenceAux mains de Polyphonte arracha fon enfance.
Les dieux ont fait le refte.
N A R B A s.
Oui, j’attefte ces dieux
Que c’eft-là votre roi qui combattait pour eux.
E G I S T H E.
Amis, pouvez-vous bien méconnaître une mère?
Un fils qu’elle défend? un fils qui venge un père?
Un roi vengeur du crime ?
M E R o P E.
Et fi vous en doutez,Reconnaîtrez mon fils aux coups qu’il a portés ;
A votre délivrance, à fon ame intrépide.
Eh! quel autre jamais qu’un defeendant d’Alcide,Nourri dans- la mifère, à peine en fon printemps,
Eût pu venger Meffène, et punir les tyrans?
Il foutiendra fon peuple, il vengera la terre.
Ecoutez: le ciel parle; entendez fon tonnerre.
Sa voix qui fe déclare et fe joint à mes cris,
Sa voix rend témoignage, et dit qu’il eft mon fils.
SCENE VIII et dernière.
MEROPE, EGISTHE, ISMENIE, NARBAS,EUR Y CLES, Peuple.
E ü R Y C L E S.
A H ! montrez - vous, Madame, à la ville calmée.
Du retour de fon roi la nouvelle femée,
Volant de bouche en bouche, a changé les efprits.
Nos amis ont parlé, les cœurs font attendris: