Band 
Tome troisième
JPEG-Download
 

M E R O P E.

316

Regardez ce vieillard, c’eft lui dont la prudenceAux mains de Polyphonte arracha fon enfance.

Les dieux ont fait le refte.

N A R B A s.

Oui, j’attefte ces dieux

Que c’eft-là votre roi qui combattait pour eux.

E G I S T H E.

Amis, pouvez-vous bien méconnaître une mère?

Un fils qu’elle défend? un fils qui venge un père?

Un roi vengeur du crime ?

M E R o P E.

Et fi vous en doutez,Reconnaîtrez mon fils aux coups qu’il a portés ;

A votre délivrance, à fon ame intrépide.

Eh! quel autre jamais qu’un defeendant d’Alcide,Nourri dans- la mifère, à peine en fon printemps,

Eût pu venger Meffène, et punir les tyrans?

Il foutiendra fon peuple, il vengera la terre.

Ecoutez: le ciel parle; entendez fon tonnerre.

Sa voix qui fe déclare et fe joint à mes cris,

Sa voix rend témoignage, et dit qu’il eft mon fils.

SCENE VIII et dernière.

MEROPE, EGISTHE, ISMENIE, NARBAS,EUR Y CLES, Peuple.

E ü R Y C L E S.

A H ! montrez - vous, Madame, à la ville calmée.

Du retour de fon roi la nouvelle femée,

Volant de bouche en bouche, a changé les efprits.

Nos amis ont parlé, les cœurs font attendris: