VARIANTES
DE M E R 0 P E
(«) Edition de 1744.
Grande Reine, écartez ces images funèbres :
Goûtez des jours fereins, nés du fein des ténèbres:
N A B. I! A S.
Çi) * J’ai vu ce monitre, entouré de victimes,
Malïacrer nos amis , les témoins de fes crimes :
* Aflaffin de fon prince , il parut fon vengeur.Bleffé , demeuré feul en ce péril funefte,
Je tenais de vos fils le déplorable refte.
Vous parûtes alors, vos yeux furent témoinsDes marques du carnage et de mes triftes foins.
* J’ai pris pour me cacher le nom de Polyclète ;
Il vit, je le retrouve, il était fous vos yeux.
J’ai revu votre fils , mais dans quel temps , ô Dieux!Mérope abandonnée à fon erreur cruelleAllait verfer fon fang de fa main maternelle!
* Polyphonte eft fon maître et devient votre époux.
.Et c’efl im vil mortel
Que j’écrafe en paffant quand je cours à l'autel.
(i) Dans les premières éditions:
Et fans être ébloui du rang on je me voi,
Devenu votre fils, j’ofe penfer en roi.
N A B. b a s.
(O * Qu’ira-t-il faire , hélas! tous mes foins font trahis.
* Les habiles tyrans ne font jamais punis.