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SEMIRAMIS.
A S S U R.
Arrêtez.
Vous ne coijnaiffez pas à qui vous infultez.
Qui ? vous , affocier la race d’un Sarmate
Au fang des demi-dieux du Tigre et de l’Euphrate ?
Je veux bien par pitié vous donner un avis :
Si vous ofez porter jufqu’à SémiramisL’injurieux aveu que vous ofez me faire,
Vous m’avez entendu, frémiffez, téméraire:
Mes droits impunément ne font pas offenfés.
A R Z A C E.
J’y cours de ce pas même, et vous m’enhardiïïez:
C’eft l’effet que fur moi fit toujours la menace.
Quels que foient en ces lieux les droits de votre place,Vous n’avez pas celui d’outrager un foldat,
Qui fervit, et la reine, et vous-même, et l’Etat.
Je vous parais hardi, mon feu peut vous déplaire;Mais vous me paraiffez cent fois plus téméraire,
Vous, qui fous votre joug prétendant m’accabler,
Vous croyez affez grand pour me faire trembler.
A S s U R.
Pour vous punir peut-être: et je vais vous apprendreQuel prix de tant d’audace un fujet doit attendre,
A R Z A C E.
Tous deux nous l’apprendrons,