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Tome troisième
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ACTE SECOND.

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Pour languir dans l’éclat d’une illuftre dilgrace,Près du trône du monde à la fécondé place !

La reine fe bornait à la mort d’un époux ;

Mais j’étendis plus loin ma fureur et mes coups.Ninias, en fecret privé de la lumière,

Du trône où j’afpirais m’çntr’ouvrait la barrière,Quand fa puiffante main la ferma fous mes pas.C’eft en vain que, flattant l’orgueil de fes appas,J’avais cru chaque jour prendre fur fa jeuneffeCet heureux afcendant que les foins, la fouplelfe,L’attention, le temps, fàvent fi bien donnerSur un cœur fans deffein, facile à gouverner.

Je connus mal cette ame inflexible et profonde ;Rien ne la put toucher que l’empire du monde.Elle en parut trop digne, il le faut avouer :

Je fuis dans mes fureurs contraint à la louer.

Je la vis retenir, dans fes mains affinées,

De l’Etat chancelant les rênes égarées,

Appaifer le murmure , étouffer les complots ,Gouverner en monarque , et combattre en héros.

Je la vis captiver et le peuple et l’armée.

Ce grand art d’impofer même à la renomméeFut l’art qui fous fon joug enchaîna les efprits :L’univers à fes pieds demeure encor furpris.

Que dis-je? fa beauté, ce flatteur avantage,

Fit adorer les lois qu’impofa fon courage ;

Et quand dans mon dépit j’ai voulu confpirer,

Mes amis confternés n’ont fu que l’admirer.

C E D A R.

Ce charme fe diffipe, et ce pouvoir chancelle.

Son génie égaré femble s’éloigner d’elle.