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Tome troisième
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ACTE TROISIEME.

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Le foin de les juger n’eft point notre partage;

C’eft celui des dieux feuls.

SEMIRAMIS.

A ce fombre langage,

On dirait qu’en fecret vous condamnez mes vœux,o R 0 E s.

Je ne les connais pas; puiffent-ils être heureux!SEMIRAMIS.

Mais vous interprétez les volontés céleftes.

Ces lignes que j’ai vus me feraient-ils funeftes?

Une ombre , un dieu, peut-être, à mes yeux s’eft montré,Dans le fein de la terre il eft foudain rentré.

Quel pouvoir a brifé l’éternelle barrièreDont le ciel fépara l’enfer et la lumière?

D’où vient que les humains, malgré l’arrêt du fort,Reviennent à mes yeux du féjour de la mort?

O R O E S.

Du ciel, quand il le faut, la juftice fuprêmeSufpend l’ordre éternel établi par lui-même:

Il permet à la mort d’interrompre fes lois,

Pour l’effroi de la terre, et l’exemple des rois.

SEMIRAMIS.

Les oracles d’Ammon veulent un facrifice.

O R O E S.

Il fe fera, Madame.

S E AI I R A M I S.

Eternelle juftice,

Qui lifez dans mon ame avec des yeux vengeurs,

Ne la rempliffez plus de nouvelles horreurs ;

B b 4