S E I I R A H I S.
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A S S U K.
Quoi qu’il puiffe arriver, quoi que le ciel décide, '
Que le bien de l’Etat à ce grand jour préfide. '
Jurons tous par ce trône, et par Sémiramis, ^
D’être à ce choix augufte aveuglément fournis, ^
D’obéir fans murmure au gré de fa juftice. ^
A R Z A C E. jj.
Je le jure; et ce bras armé pour fon fervice, Et
Ce cœur à qui fa voix commande après les dieux, 0
Ce fang dans les combats répandu fous fes yeux, B
Sont à mon nouveau maître, avec le même zèle II
Qui fans fe démentir les anima pour elle. J':
O R O E S. ®
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De la reine et des dieux j’attends les volontés. q
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SEMIRAMIS. T
Il fuffit; prenez place; et vous, Peuple, écoutez. C'
( elle s’ajfied. fur le trône. ) ^
A^éma, A (fur, le grand-Prétre, Ar^ace prennent leurs places : fi
elle continue : £
Si la terre, quinze ans de ma gloire occupée, ^
Révéra dans ma main le fceptre avec l’épée, P
Dans cette même main qu’un ufage jaloux h
Deftinait au fufeau fous les lois d’un époux; Ai
Si j’ai, de mes fujets furpaffant l’efpérance, P
De cet empire heureux porté le poids immenfe, C
Je vais le partager, pour le mieux maintenir,
Pour étendre fa gloire aux fiècles à venir,
Pour obéir aux dieux, dont l’ordre irrévocable
Fléchit ce cœur altier fi long-temps indomptable. A