ACTE TROISIEME.
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S E M I R A M I S.
Yeux-tu me perdre, ou veux-tu pardonner?C’eft ton fceptre et ton lit que je viens de donner;Juge li ce héros eft digne de ta place.
Prononce. J’y confens.
L’ O M B R E à Ar^ace.
Tu régneras, Arzace;
Mais il eft des forfaits que tu dois expier.
Dans ma tombe, à ma cendre il faut facrifier.
Sers et mon fils et moi ; fouviens - toi de ton père :Ecoute le Pontife.
A R Z A C E-Ombre que je révère,
Demi-Dieu dont l’efprit anime ces climats,
Ton afpect m’encourage, et ne m’étonne pas.
Oui, j’irai dans ta tombe au péril de ma vie.Achève, que veux-tu que ma main facrifie ?
( l'ombre retourne de fon eflrade à la porte du tomleau.')Il s’éloigne , il nous fuit !
SEMIRAMIS.
Ombre de mon époux,Permets qu’en ce tombeau j’embraffe tes genoux,Que mes regrets....
L’ O M B R E à la porte du tombeau.
Arrête, et refpecte ma cendre ;Quand il en fera temps, je t’y ferai defcendre.
(/e fpectre rentre, et le maufolée fe referme.')
A S S U R.
Quel horrible prodige !
Théâtre. Tom. III. Ce