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S E M I R A M I S.
0 T A N E.
Que craignez-vous d’un fils? quel noir preffentiment)S E M I R A M I S.
V
La crainte fuit le crime,, et c’eft fon châtiment.
Le déteftable Affur fait-il ce qui fe paffe?
N’a-t-on rien attenté? fait-on quel eft Arzace?
O T A N E.
Non; ce fecret terrible eft de tous ignoré:
De l’ombre de Ninus l’oracle eft adoré;
Les efprits confternés ne peuvent le comprendre.Comment fervir fon fils ? pourquoi venger fa cendre ?On l'ignore, on fe tait. On attend ces momens,
Où, fermé fans réferve au refte des vivans,
Ce lieu faint doit s’ouvrir pour finir tant d’alarmes.Le peuple eft aux autels ; vos foldats font en armes.Azéma, pâle, errante, et la mort dans les yeux,Veille autour du tombeau, lève les mains aux deux,Ninias eft au temple, et d’une ame éperdue,
Se prépare à frapper fa victime inconnue.
Dans fes fombres fureurs Affur enveloppéRaffemble les débris d’un parti diffipé ;
Je ne fais quels projets il peut former encore.
S E M I R A M I S.
Ah, c’eft trop ménager un traître que j’abhorre;
Ou’Affur chargé de fers en vos mains l'oit remis:Otane, allez livrer le coupable à mon fils.
Mon fils appaifera l’éternelle juftice,
En répandant du moins le fang de mon complice:Ou’il meure ; qu’Azéma, rendue à Ninias,
Du crime de mon règne épure ces climats.
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