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S E I I R A M I S.
N I N I A S.
0 jour de la terreur! ô crimes inouïs!
Ce facrilége affreux, ce monftre eft votre fils.
Au fein qui m’a nourri cette main s’eft plongée :
Je vous fuis dans la tombe, et vous ferez vengée.
S E M I R A M I S.
Hélas! j’y defcendis pour défendre tes jours.
Ta malheureufe mère allait à ton fecours...
J’ai requ de tes mains la mort qui m’était due.
N I N I A S.
Ah! c’eft le dernier trait à mon ame éperdue.J’attelle ici les dieux qui conduiraient mon bras,Ces dieux qui m’égaraient...
S E M I R A M I S.
Mon fils, n’achève pas:Je te pardonne tout, fi pour grâce dernière,
Une fi chère main ferme au moins ma paupière.
( il fe jette à genoux, j
Viens, je te le demande, au nom du même fangOui t’a donné la vie, et qui fort de mon flanc.Ton cœur n’a pas fur moi conduit ta main cruelle.Quand Ninus expira j’étais plus criminelle.
J’en fuis alfez punie. Il eft donc des forfaits,
Que le courroux des dieux ne pardonne jamais!Ninias, Azéma, que votre hymen effaceL’opprobre dont mon crime a fouillé votre race ;D’une mère expirante approchez-vous tous deux;Donnez-moi votre main; vivez, régnez heureux:Cet efpoir me confole, il mêle quelque joieAux horreurs de la mort où mon a nie ell en proie.
Je