ACTE TROISIEME.
6r
Je cède, et je voudrais, dans ce mortel effroi,
Me cacher à la terre, et s’il fe peut, à moi.
(elle fort.')
EGISTHE à Ore/le.
Demeurez. Attendez que le temps la défarme.
La nature un moment jette un cri qui l’alarme;
Mais bientôt dans un cœur à la raifon rendu,L’intérêt parle en maître, et feul eft entendu.
En ces lieux, avec nous, célébrez la journéeDe fon couronnement, et de mon hyménée.
{à fa fuite. )
Et vous... dans Epidaure allez chercher mon fils ;Qu’il vienne confirmer tout ce qu’ils m’ont appris.
* SCENE FILORESTE, PYLADE.
O R E S T E.
Va, tu verras Orefte à tes pompes cruelles ;
Va, j’enfanglanterai la fête où tu m’appelles.
PYLADE.
Dans tous ces entretiens, que je tremble pour vous!Je crains votre tendreffe, et plus votre courroux;Dans fes émotions je vois votre ame altière ,
A l’afpect du tyran s’élançant toute entière ;
Tout prêt de l’infulter, tout prêt de vous trahir,
Au nom d’Agamemnon vous m’avez fait frémir.
Ah ! Clytemneftre encor trouble plus mon courage.Dans mon cœur déchiré quel douloureux partage !
E 2