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Tome quatrième
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OEESTE,

Va , de tes cruautés je fus affez complice ;

Je tai fait en ces lieux un trop grand facrifice.

Faut-il, pour talfermir dans ce funefte rang,Tahandonner encor le plus pur de mon fang ?Naurai-je donc jamais quun époux parricide?

Lun maffacre ma fille aux campagnes dAulide,

Lautre marrache un fils , et légorge à mes yeux,,

Sur la cendre du père , à lafpect de fes dieux.

Tombe avec moi plutôt ce fatal diadème,

Odieux à la Grèce , et pefant à moi-même !

Je taimai, tu le fais ; ceft un de mes forfaits:

Et le crime fubfifte ainfi que mes bienfaits.

Mais enfin de mon fang mes mains feront avares :

Je lai trop prodigué pour des époux barbares:Jarrêterai ton bras levé pour le verfer.

Tremble, tu me connais_tremble de molfenfer.

Nos nœuds me font facrés , et ta grandeur melt chèreMais Orefte eft mon fils , arrête , et crains fa mère.

ELECTRE.

Vous paffez mon efpoir. Non, Madame, jamaisLe fond de votre cœur na conçu les forfaits.

Continuez , vengez vos enfans et mon père.

E G I S T H E.

Vous comblez la mefure , efclave téméraire.

Quoi donc , dAgamemnon la veuve et les enfansArrêteraient mes coups par des cris menaçans !

Quel démon vous aveugle, ô Reine malheureufe?

Et de qui prenez-vous la défenlè odieufe?

Contre qui, jufte Ciel!... Obéiffez, courez:

Que tous deux dans linftant à la mort foient livrés.