ACTE SECOND.
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N011, vous 11e l’obtiendrez, cruels, qu’avec ma vie.
O C T A K.
Qu’on faffe retirer cette femme hardie.
Voici votre empereur; ayez foin d’empêcherQue tous ces vils captifs ofent en approcher,
SCENE V ;
GENGIS, OCTAR, OSMAN, Troupe de guerriers.
G E N G I S.
O N a pouffé trop loin le droit de ma conquête.
Que le glaive fe cache, et que la mort s’arrête :
Je veux que les vaincus refpirent déformais.
J’envoyai la terreur, et j’apporte la paix :
La mort du fils des rois fuffit à ma vengeance.Etouffons dans fon fang la fatale femenceDes complots éternels, et des rébellions,
Qu’un fantôme de prince infpire aux nations.
Sa famille eft. éteinte ; il vit ; il doit la fuivre.
Je n’en veux qu’à des rois; mes fujets doivent vivre.
Ceffez de mutiler tous ces grands monumens,
Ces prodiges des arts confacrés par les temps ;Refpectez-les , ils font le prix de mon courage.
Qu’on ceffe de livrer aux flammes, au pillageCes archives de lois, ce vafte amas d’écrits ,
Tous ces fruits du génie, objets de vos mépris.
Si l’erreur les dicta, cette erreur m’eft utile ;
Elle occupe ce peuple, et le rend plus docile. ( 6 )Octar, je vous deltine à porter mes drapeauxAux lieux où le foleil renaît du fein des eaux.