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ACTE QUATRIEME.
Malgré moi je l’admire, en lui donnant des fers.
Je vois que fes travaux ont inftruit l’univers,
Je vois un peuple antique, induftrieux, immenfe;
Ses rois fur la fageffe ont fondé leur puiffance ;
De leurs voilins fournis heureux législateurs,Gouvernant fans conquête, et régnant par les mœurs.Le ciel ne nous donna que la force en partage;
Nos arts font les combats, détruire eft notre ouvrage.Ah! de quoi m’ont fervi tant de fuccès divers?
Quel fruit me revient-il des pleurs de l’univers?
Nous rougiffons de fang le char de la victoire:Peut-être qu’en effet il eft une autre gloire.
Mon cœur eft en fecret jaloux de leurs vertus ;
Et vainqueur je voudrais égaler les vaincus.
O C T A K.
Pouvez-vous de ce peuple admirer la faibleffe?
Quel mérite ont des arts enfans de la molleffe,
Qui n’ont pu les fauver des fers et de la mort?
Le faible eft deftiné pour fervir le plus fort.
Tout cède fur la terre aux travaux, au courage;
Mais c’eft vous qui cédez, qui fouffrez un outrage,Vous qui tendez les mains, malgré votre courroux,
A je ne fais quels fers inconnus parmi nous ;
Vous qui vous expofez à la plainte importuneDe ceux dont la valeur a fait votre fortune.
Ces braves compagnons de vos travaux paffésVerront-ils tant d’honneurs par l’amour effacés?
Leur grand cœur s’en indigne, et leurs fronts en rougiflent ;Leurs clameurs jufqu’à vous par ma voix retentiffent :
Je vous parle en leur nom comme au nom de l’Etat.Excufez un tartare, excufez un foldat,
X a