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Tome quatrième
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336 LORPHELIN DE LA CHINE .

Mon fils, ce fils fi cher, va les fuivre peut-être.Devant ce fier vainqueur il ma fallu paraître ;

Tout fumant de carnage, il ma fait appeler,

Pour jouir de mon trouble, et pour mieux maccabler.Ses regards infpiraient lhorreur et lépouvante.

Vingt fois il a levé fa main toute fanglanteSur le fils de mes rois, fur mon fils malheureux.

.le me fuis en tremblant jetée au-devant d'eux;Toute en pleurs à fes pieds je me fuis profternée ;Mais lui, me repouiïant dune main forcenée,

La menace à la bouche, et détournant les yeux,

Il eft forti penfif, et rentré furieux;

Et sadreffant aux liens dune voix opprefiee,

Il leur criait vengeance, et changeait de penfée ;Tandis quautour de lui fes barbares foldatsSemblaient lui demander lordre de mon trépas,

A s s E L i.

Penfez-vous quil donnât un ordre fi funelte?

Il laide vivre encor votre époux quil dételle ;LOrphelin aux bourreaux neft point abandonné.Daignez demander grâce, et tout eft pardonné,i D A Ai É.

Non, ce féroce amour eft tourne tout en rage.

Ah! fi tu lavais vu redoubler mon outrage,Maffurer de fa haine, infulter à mes pleurs!

A s s E L I.

Et vous doutez encor dalfervir fes fureurs?

Ce lion fubjugué, qui rugit dans fa chaîne,

Sil ne vous aimait pas, parlerait moins de haine.

I D a ai É,

Quil maime ou me haïfle, il eft temps dacheverDes jours que fans horreur je ne puis conferver.

ASSKI.r.