SCENE IL
IDAMÉ, ASSELI, OCTAR.
O C T A K.
IdamÉ, demeurez:Attendez l’empereur en ces lieux retirés.
(à fa fuite .)
Veillez fur ces enfans ; et vous à cette porte,Tartares, empêchez qu’aucün n’entre et ne forte.
Eloignez-vous.
IDAMÉ.
Seigneur, il veut encor me voir!.l’obéis, il le faut, je cède à fon pouvoir.
Si j’obtenais du moins, avant de voir un maître,Qu’un moment à mes yeux mon .époux pût paraître,Peut-être du vainqueur les efprits ramenésRendraient enfin juftice à deux infortunés.
Je fens que je hafarde une prière vaine:
La victoire elt chez vous implacable, inhumaine;Mais enfin la pitié , Seigneur, en vos climats ,
Eft-elle un fentiment qu’on ne connaiffe pas?
Et ne puis-je implorer votre voix favorable?
O C T A K.
Quand l’arrêt eft porté, qui confeille eft coupable.Vous n’êtes plus ici fous vos antiques rois,
Qui laiffaient défarmer la rigueur de leurs lois.