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Tome quatrième
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ACTE CINQUIEME.

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Un affront leur fuffit pour fortir de la vie,

Et plus que le néant ils craignent linfamie.

Le hardi Japonais nattend pas quau cercueilUn defpote infolent le plonge dun coup dœil.

Nousavons enfeigné ces braves infulaires ;

Apprenons deux enfin des vertus néceflaires ;

Sachons mourir comme eux.

Z A M T I.

Je tapprouve, et je croisQue le malheur extrême eft au-deffus des lois.

Javais déjà conçu tes deffeins magnanimes ;

Mais feuls et défarmés, efclaves et victimes,

Courbés fous nos tyrans, nous attendons leurs coups.

I D A M É , en tirant un poignard.

Tiens, fois libre avec moi; frappe et délivre-nousZ A AI T I.

Ciel!

I D A M E.

Déchire ce fein, ce cœur quon déshonore.

Jai tremblé que ma main, mal affermie encore,

Ne portât fur moi-même un coup mal affuré.

Enfonce dans ce cœur un bras moins égaré;

Immole avec courage une époufe fidelle ;

Tout couvert de mon fang, tombe et meurs auprès delle.Quà mes derniers momens jembraffe mon époux;Que le tyran le voie, et quil en foit jaloux,

Z A M T I.

Grâce au ciel jufquau bout ta vertu perfévère ;

Voilà de ton amour la marque la plus chère.

Digne époufe, reçois mes éternels adieux ;

Donne ce glaive, donne, et détourne les yeux.