57
ÏL
mu if fiémai.
ACTE QUATRIEME,
Rendez-vous à la loi, refpectez fa jultice ;
Elle eft commune à tous, il faut qu’oq. l’accompliffe.La cabane du pauvre et le trône des rois,
Egalement fournis, entendent cette voix ;
Elle aide la faibleffe, elle eft le frein du crime,
Et délie à l’autel l’innocente victime.
Si l’époux, quel qu’il foit, et quel que foit fon rang,Des parens de fa femme a répandu le fang,
Fût-il purifié dqns nos facrés myftèresPar le feu de Vefta, par les eaux falutaires,
Et par le repentir, plus néceffaire qu’eux,
Son époufe en ce jour peut former d’autres nœuds ;Elle le peut fans honte, à moins que fa clémenceA l’exemple des dieux ne pardonne l’offenfe,
La loi donne un feul jour, elle accourcit les tempsDes chagrins attachés à ces grands changemens :
Mais furtout attendez les ordres d’une mère ;
Elle a repris lès droits, le facré caractèreQue la nature donne, et que rien n’affaiblit.
A fon augufte voix Olimpie obéit.
Qu’ofez-vous attenter, quand c’eft à vous d’attendreLes arrêts de la veuve et du fang d’Alexandre ?
( il fort avec fa fuite, )AWTIPONE.
C’eft alfez, j’y foulcris, Pontife, elle eft à moi.
( Antigone fort avec Hamas.')