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ACTE QUATRIEME,
Elle peut vous aimer fans trahir la nature.
Vos coups dans les combats, portés à l’aventure,
Ont verfé, je l’avoue, un fang bien précieux;
C’eft un malheur pour vous que permirent les dieux.Vous n’avez point trempé dans la mort de fon père,Vos pleurs ont effacé tout le fang de fa mère;
Ses malheurs font paffés, vos bienfaits font préfens*CASS ANDRE,
Vainement cette idée appaife mes tourmens.
Ce fang de Statira, ces mânes d’Alexandre,
D’une voix trop terrible ici fe font entendre.
Softène, elle eft leur fille, elle a le droit affreuxDe haïr fans retour un époux malheureux.
Je fens qu’elle m’abhorre, et moi je la préfèreAu trône de Cyrus, au trône de la terre.
Ces expiations, ces myftères cachés,
Indifférens aux rois , et par moi recherchés,
Elle en était l’objet; mon ame criminelleNe s’approchait des dieux que pour s’approcher d’elle.
S O S T E N E , appercevnnt Olimpie. .
Hélas! la voyez-vous en proie à fes douleurs?
Elle embraffe un autel, et le baigne de pleurs,CASS ANDRE.
Au temple, à cet autel, il eft temps qu’on l’enlève.Va, cours, que tout foit prêt. .
(Softène fort.')