ACTE CINQUIEME. 69
Et qu’elle doit pleurer dans l’éternel filepceSa famille, fa mère et jufqu’à fa naiffance.
ANTIGONE.
Non, non, de fon devoir elle fuivra les lois.
J’ai fur elle à la fin d’irrévocables droits ;
Statira me la donne; et fes ordres fuprémes ,
Au moment du trépas, font les lois des dieux mêmes.Ce forcené Caffandre, et fa funefte ardeur,
Au fang de Statira font une jufte horreur,
H E R Jtt A S.
Seigneur, le croyez-vous?
ANTIGONE.
Elle-même déclare
Oue fon cœur défolé renonce à ce barbare.
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S’il ofe encor l’aimer, j’ai promis fon trépas :
Je tiendrai ma parole, et tu n’en doutes pas,
H E R M A S.
Mêleriez-vous du fang aux pleurs qu’on voit répandre,Aux flammes du bûcher, à cette augufte cendre?Frappés d’un faint refpect, fâchez que vos foldatsReculeront d’horreur , et ne vous fuivront pas.ANTIGONE.
Non, je ne puis troubler la pompe funéraire;
J’en ai fait le ferment, Caffandre la révère :
Je fais qu’il eft des lois qu’il me faut refpecter,
Que .pour gagner le peuple, il le faut imiter.
Vengeur de Statira, protecteur d’Olimpie,
Je dois ici l’exemple au refte de l’Afie.
Tout parle en ma faveur, et mes coups différésEn auront plus de force , et font plus affurés.
(le temple s’ouvre,)
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