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ü U M P I £.
O l I M P I E.
Par vos lois que j’ignore,
Sur ce lit embrafé puis-je la voir encore?
Du funèbre appareil pourrai-je m’approcher?
Pourrai-je de mes pleurs arrofer fon bûcher?
L’ HIEROPHANTE.
Hélas! vous le devez; nous partageons vos larmes.Vous n’avez rien à craindre ;. et ces rivaux en armesNe pourront point troubler ces devoirs douloureux.Préfentez des parfums, vos voiles, vos cheveux,
Et des libations la trifte et pure offrande.
( les prétrejfes placent tout cela fur un autel. )
O r, I M PIE à VHiérophante.
C’ell l’unique faveur que fa fille demande....
( à la prétrejfe inférieure. )
Toi qui la conduifis dans ce féjour de mort,
Qui partageas quinze ans les horreurs de fon fort,
Va, reviens m’avertir quand cette cendre aiméeSera prête à tomber dans la foffe enflammée.
Que mes derniers devoirs, puifqu’ils me font permis,SatisfalTent fon ombre.... il le faut.
LA PRETRESSE.
J’obéis.
(elle fort.}
O l I M P I E à l’Hiérophante.
Allez donc; élevez cette pile fatale,
Préparez les cyprès et l’urne fépulcrale,
Faites venir ici ces deux rivaux cruels;
Je prétends m’expliquer aux pieds de ces autels,
A l’afpect de ma mère, aux yeux de ces prêtreffes,Témoin? de mes malheurs, témoins de mes promettes,