0 L IIP IE.
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Voilà fa veuve, parle, et dis ce que je dois.
CASSANDRE.
M’immoler.
o L I M P i E.
Ton arrêt eft dicté par ta voix....
Attends ici le mien. (*) Vous, mânes de ma mère,Mânes à qui je rends ce devoir funéraire,
Vous qu’un jufte courroux doit encore animer,
Vous recevrez des dons qui pourront vous calmer.
De'mon père et de vous ils font dignes peut-être-
Toi, l’époux d’Olimpie, et qui ne dus pas l’être,Toi qui me confervas par un cruel fecours,
Toi par qui j’ai perdu les auteurs de mes jours,
Toi qui m’as tant chérie, et pour qui ma faibleffeDu plus fatal amour a fenti la tendreffe,
Tu crois mes lâches feux de mon ame bannis....Apprends ... que je t’adore... et que je m’en punis, (/t)Cendres de Statira, recevez Olimpie.
( elle fe frappe , et fe jette dans le bûcher . )TOUS ENSEMBLlE. (**)
Ciel!
CASSANDRE courant au bûcher ,
Olimpie !
LES PRETRES.
O Ciel!
ANTIGONE.
O fureur inouïe !
(*) Elle monte fur l’eftrade de l’autel qui eft près du bûcher. Lesprêtreflès lui préfentent les offrandes. *
(**) L’Hiérophante, les prêtres et les prêtreffes témoignent leurétonnement et leur confternation.
CASSANDRE.