144 LE MENTOR
moins, n’a rien vu dans ses dogmes , ni dans (ses cérémonies, qui choque directement nos ìlumières naturelles ? Un homme, qui dans de ìtelles circonstances se voile du prétexte de laliberté de penser pour décrier la Religion desa Patrie, ne découvre qu’utie a me destituéede discernement, & incapable de distinguerentre un esprit libre, & un esprit de contra- jdiction. ;
Je sai bien qu’un petit nombre de nos Es-prits-forts prétend avoir un sérieux attache- «nient pour la Réligion naturelle, mais il mesemble qu’ils démentent cette prétention par 1
un travers, qui paroit n’avoir fa source que . Jdans une stupidité invincible ; 11s aiment la e;
Réligion naturelle, & ils font tous leurs efforts d'
pour décréditer les livres sacrez, qui ont con- ri
duit cette Religion naturelle dans l’ame de ì
nos peuples. N’est-il pas naturel de croire t
que iì leur dessein réussit, l’effet périra avec la d
cause, & que nous rentrerons dans le gouffre c
de cette Idolâtrie où s’abiment tant de Na- ti
tions, qui ne connoissent point la Religion à
revelée. i
A parler proprement, je crois qu’on feroit ítort à qui que ce soit d’entre nos Esprits-fortsmodernes, en le lupposant engagé dans les {extravagances de Pldolatrie ; mais il est pal- §pable que par imprudence, ou de dessein pré- cmédité, il fait tout ce qu’il peut pour y en- j
gager les autres hommes. Qu’en tàut-il con- r
clure ! sinon, que fa conduite l’expol'e à la fâ-cheuse