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j, lat jusqu’à son départ pour Rome . Ce„ qu’il y a de remarquable, c’est que dans„ toute cette histoire si exactement circon-„ stanciée nous ne voyons pas que les Pha-„ rizéens ayent jamais traversé les progrez de„ l’Evangile ; nous y découvrons au contrai-„ re, que dans plusieurs occasions ils ont fou-„ tenu les Docteurs du Christianisme naissant.», Dans ce tems-là, les zélez, les furieux per-„ sécuteurs des Disciples de J. Christ, étaient„ les Sadducéens , qu’on peut appeller avec ju-„ stice les Esprits-forts du Peuple Juif. Ils„ n’admettoient ni résurrection ni anges, ni„ esprits ; En un mot, ils étoient Déistes , sinon„ Athées ; ils se conformoient extérieurement„ à la forme de gouvernement établie dans„ l’Eglise & dans l’Etat ; ils prétendoient„ attachez comme les autres à la Religion ds„ leurs Peres, ne faire qu'une Secte à part, &„ parce que le Dogme de la Résurrection n’est„ pas établi dans les livres de Moïse d’une„ maniéré directe & litérale, ils soutenoient„ que c’étoit dans ces livres seuls, qu’il falloit„ chercher tout l’essendel de la révélation di-„ vine. II ne faut pas s’étonncr par consé-„ quent de ce que ces gens-là redoutassent„ les progrès du Christianisme fondé princi-„ paiement sur la Résurrection de notre Sau-„ veur, & fur son Ascension dans le Ciel.
„ De là les efforts continuels, qu’ils firent„ pour étouffer cette sainte Réligion dans fa„ naissance. Lorsque St. Pierre, & St. Jean
,» eu-