ve, toutes inconnues en France par l’interruption duCommerce de la Librairie avec les Etrangers.
L’Auteur aïant encore depuis fait de grands chan-ge mens à la Henriade , donne cette nouvelle Edi-tion , comme moins mauvaife que toutes les précé-dentes, mais comme fort éloignée de la perfedliondont il ne s’eft jamais flatté d’approcher.
Du tems où il commença ce Poëme jufqu’à l’E-dition de l’année 1730. il s’eft pafle treize annéesfans qu’il ait pû donner la derniere main à fon Ou-vrage :
Tant l’ejprit eji borné, tant l’art ejl étendu . *
Le peu de Perfonnes qui liront ce Poëme, (caron ne fe flatte pas de plaire au grand nombre, ) fe-ront fans doute inftruites de l’tiiftoire de France ;mais fi l’Ouvrage tombe entre les mains de quelquesjeunes Gens peu au fait de l’Hiftoire , ou de quel-ques Etrangers, à qui les événemens de la Henriadene foient point préfens, ils feront bien aifes detrouver ici fous leurs yeux l’Abrégé qui fuit.
HIS-
* Ce Versfe trouve dans la Traduction libre queM. l’Abbédu Renel a faite de l’Effai de la Critique de M. Pope ; Tra-duction eftimée, & prefque la feule qui ait fait connoître queles François peuvent traduire des Poèmes enVers.