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JVL me DE MAINTÉNON.
la mena à la Caroline. De retour en France avec elleau bout de quelques années , tous deux furent enfer-més à Niort en Poitou par ordre de la cour. Ce futdans cette prifon de Niort que naquit, en 1635,Françoife d’Aubigné , deflinée à éprouver toutes lesrigueurs et toutes les faveurs de la fortune. Menée àl’âge de trois ans en Amérique , laitfée par la négli-gence d’un domeftique fur le rivage, prête h y êtredévorée d’un ferpent, ramenée orpheline à l’àge dedouze ans , élevée avec la plus grande dureté chezmadame de Neniüant , mère de la duchefle de Navaiilcsfa parente, elle fut trop heureufe d’époufer en 1651Fatd Scarron , qui logeait auprès d’elle dans la rued’Enfer. Scarron était d’une ancienne famille du par-lement, illnftrée par de grandes alliances; mais leburlefque dont il fefait profeffion l’avilifFait en lefêlant aimer. Ce fut pourtant une fortune pour made-moifelle d'Aubicjné d’époufer cet homme difgracié dela nature, impotent, et qui n’avait qu’un bien très-médiocre. Elle fitavantce mariage abjuration de lareligion calvinifté , qui était la Tienne comme celle defes ancêtres. Sa beauté et fon efprit la tirent bientôtdiftinguer. Elle fut recherchée avec empreffement de'la meilleure compagnie dé Paris : et ce temps de fajeuneffe fut fans doute le plus heureux de fit vie. (is)
Tl eft dit dans les prétendus mémoires de Maintcnon tom. T, pag.î.ï6,qu’e//c n’eut lontr-ttmps qu'un meme lit avec la célébré Nhion Lenclos^furles oui-dire de F abbé de Châteauncuj et de l*autcut duSücle dcLoîi'sXl V. Maisi! ne Ce trouve pas un mot de cette anecdote chez l’auteur du Siècle d*. LouisXIP ni dans tout ce qui nous refte de M.l’abbé de Ckâzcasncuj. L 'auteur desmémoires de Alhintenon ne cite jamais qu’au hafard. Ce fait n’eft rapportéque dans les mémoires du marquis de la Fare , p.iyo, édition de Rotterdam .C'était encore la mode de partager fon lit avec fes amis : et cette mode y«ui ne fubüfte plus, était très-ancienne même à la cour. On voit dan?