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Tome vingt-unième
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MORT DE LOUIS XIV .

Dernière ma-ladie du roi.

fang ce qu’il avait fait en faveur de plufieurs de fesfujets. Il crut fur-tout pouvoir établir pour deux defes enfans ce qu’il avait fait palier au parlement fansoppofition pour les princes de la maifon de Lorraine.

Il égala enfuite le rang de fes bâtards à celui desprinces du fang en 1715. Le procès que les princesdu fang intentèrent depuis aux princes légitimés eftconnu. Ceux-ci ont confervé pour leurs perfonnes etpour leurs enfans les honneurs donnés par LouisXIV.Ce qui regarde leur poftérité dépendra du temps, dumérite et de la fortune.

■ Louis XIV fut attaqué vers le milieu du mois •d’août 1715 , au retour de Marli , de la maladie quitermina fes jours. Sesjambes s’enflèrent; la gangrènecommença à fe manifeftcr. Le comte de Stair ambaf-fadeur d’Angleterre paria, félon le génie de fa nation,que le roi ne pafferait pas le mois de feptembre. Le ducd’Orléans , qui au voyage de Marli avait été abfolu-ment feul, eut alors tonte la cour auprès de fa per-fonne. Un empirique , dans les derniers jours de lamaladie du roi, lui donna un élixir qui ranima fesforces. II mangea, et l’empirique affura qu’il guérirait.La foule qui entourait le duc d’Orléans diminuadans le moment. ,, Si le roi mange une fécondé fois,

„ ditle duc d’Orléans, nous n’aurons plus perfonne.,,Mais la maladie était mortelle. Les mefures étaientprifes pour donner la régence abfolue au duc d’Or-léans Le roi ne la lui avait laiffée que très-limitéepar fon teftament dépofé au parlement, ou plutôtil ne l’avait établi que chef d’un confeil d.e régence,dans lequel il n’aurait eu que la voix prépondérante.Cependant il lui dit : Je vous ai confervé tous les droits