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Tome vingt-unième
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COMPAGNIE S.

qu’il faut lire avec défiance. (*) Nous Tentonsaujourd’hui tout ce que le miniftre Colhert fit pourle bien du royaume ; mais alors on ne le Tentait pas :Injuftice en- II travaillait pour des ingrats. On lui fut à Tarisvers Colbert, beaucoup plus mauvais gré de la fuppreffion dequelques rentes fur l’hôtel-de-ville acquifes à vilprix depuis 1656 , et du décri où tombèrent lesbillets de l’épargne prodigués fous le précédentminiftère , qu’on ne fut fenfible au bien général qu’ilfefait. (21) 11 y avait plus de bourgeois que decitoyens. Peu de perfonnes portaient leurs vues furl’avantage public. On fait combien l’intérêt parti-culier fafeine les yeux, et rétrécit l’efprit; je ne dispas feulement l’intérêt d’un commerçant, mais d’unecompagnie , mais d’une ville. La réponfe grofïièred’un marchand nommé Hazon qui , confuité par ceminiftre, lui dit : Vous avez trouvé la voiture renverfee --

L’établiffenient de ces primes ne peut donc être ni jufte ni utile quepour des temps très-courts et dans des circouftances particulières. Si ellesfont perpétuelles et générales, elles ne fervent qu’à rompre l’équilibre quidans l’état de liberté s’établit naturellement entre les productions et lesbefoins de chaque efpècc.

(*) L’abbé Caftel de Saint-Pierre s’exprime ainfi pag. ic^ de fou manuf-crît intitulé: Annales politiques : Colbert grand travailleur , en négligeantles compagnies de commerce maritime , pour avoir plus de foin des fciencescurieufes et des beaux arts , prit Vombre pour le corps. Mais Colbert fut üloin de négliger le commerce maritime que ce fut lui feu! qui l'établit :jamais miniftre ne prit moins l'ombre pour le corps. C’eft contredireune vérité reconnue de toute la France et de l’Europe .

Cette note a été écrite au mois d’août 17^6.

(ai ) Nous ne pouvons diflimuler ici que ces plaintes étaient juftes.Le retranchement des rentes était une banqueroute; et toute banquerouteelt un véritable crime, lorfqu’une néceilité abfolue n’y contraint point.La morale des Etats n’eîl pas différente de celle des particuliers ; etjamais un homme qui fraude fes créanciers ne fera digne d’eilime ,quelque bienfefant qu’il paraiffe dans le relie de fa conduits#

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