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Tome vingt-unième
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attachés à la couronne. Tous ces excès ayant com-mencé par des remontrances fur des édits concernantles revenus de l’Etat, il ordonna en 1667 que le par-lement ne fît jamais de repréfentation que dans lahuitaine après avoir enregiftré avec obéiffance. Cetédit fut encore renouvelé en 1673. AuiTi dans tout lecours de fon adminiftration il n’effuya aucune remon-trance d’aucune cour dejudicature, excepté dans lafatale année de 1709 , où le parlement de Paris repré-fenta inutilement le tort que le miniftredes financesfefait à l’Etat par la variation du prix de l’or et del’argent.

Prefque tous les citoyens ont été perfuadés quefi le parlement s’était toujours borné à faire fentirau fouverain , en connaiffance de caufe, les malheurset les befoins du peuple, les dangers des impôts,les périls encore plus grands de la vente de' cesimpôts à des traitans qui trompaient le roi et oppri-maient le peuple, cet ufage des remontrances auraitété une reffourcefacrée de l’Etat, un frein à l’aviditédes financiers, et une leçon continuelle aux miniftres.JMais les étranges abus d’un remède fi falutaire avaienttellement irrité Louis XIV qu’il ne vit que les abus ,et profcriyit le remède. L’indignation qu’il confervatoujours dans fon cœur fut portée fi loin , qu’en1669 il alla encore lui-même au parlement poury révoquer les privilèges de nobleffe qu’il avait accor- 1dés dans fa minorité en 1644 à _ toutes les coursfupérieures.

Mais malgré cet édit enregiftré en préfence duroi , l’ufage a fubfifté de lailfer jouir de la nobleffetous ceux dont les pères ont exercé vingt ans une