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Tome vingt-unième
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CULTURE.

réglés dans tontes les villes de France , des reprochésde ceux à qui leur profelïion permet de déclameren public contre toutes les différentes branches deconfommation , auxquelles on donne le nom de luxe .Il eft évident que les alimens de ce luxe ne font, fournis que parle travail induftrieux des cultivateurs ;travail toujours chèrement payé,culture. On a planté plus de vignes , et on les a mieuxtravaillées. On a fait de nouveaux vins qu’on neconnaiffait pas auparavant, tels que ceux de Cham-pagne, auxquels on a fu donner la couleur, la fève, etla force de ceux de Bourgogne , et qu’on débite chezl’étrangeravec un grand avantage.Cette augmentationdes vins a produit celle des eaux-de-vie.La culture desjardins, des légumes , des fruits a reçu de prodigieuxa*ccroiffernens, et le commerce des comeftibles avecles colonies de l’Amérique en a été augmenté. Lesplaintes qu’on a de tout temps fait éclater fur la mifèrede la campagne, ont ceffé alors d’être fondées. D’ail-leurs , dans ces plaintes vagues on ne diftingue pas lescultivateurs, les fermiers d’avec les manœuvres.Ceux-ci ne vivent que du travail de leurs mains , etcela eft ainfi dans tous les pays du monde, où le grandnombre doit vivre de fa peine. Mais il n’y aguèrederoyaume dans 1’univers , où le cultivateur, le fermier,foit plus à fou aife que dans quelques provinces deFrance , et l’Angleterre feule peut lui difputer cetavantage. La taille proportionnelle,fubftituée à l’arbi-traire dans quelques provinces, a contribué encore àrendre plus folides les fortunes des cultivateurs quipoffèdent des charrues, des vignobles, des jardins.Le manœuvre, l’ouvrier, doit être réduit au ncceffaire

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