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Tome vingt-unième
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SCIENCES.

des philofophes pour rois, il eft très-vrai de direque les rois en fqnt plus heureux, quand il y abeaucoup de leurs fujets philofophes.

Il faut avouer que cet efprit raifonnable , quicommence à préfider à l’éducation dans les grandesvilles, n’a pu empêcher les fureurs des fanatiquesdes Cévènes , ni prévenir la démence du petitpeuple de Paris autour d’un tombeau à S‘ Médard,ni calmer des difputes auffi acharnées que frivolesentre des hommes qui auraient dû être fages.JVTais avant ce fiècle , ces difputes eulTent caufédes troubles dans l’Etat ; les miracles de S‘ Mé-dard eulTent été accrédités par les plus confidé-rables citoyens ; et le fanatifme , renfermé dansles montagnes des Cévènes , fe fût répandu dansles villes.

Tous les genres de fcience et de littérature ontété épuifés dans ce fiècle ; et tant d’écrivains ontétendu les lumières de l’efprit humain que ceux quien d’autres temps auraient palfé pour des prodiges,ont été confondus dans la foule. Leur gloire eftpeu de chofe, à caufe de leur nombre ; et la gloiredu fiècle en eft plus grande.

CHAPITRE XXXII.

Des beaux arts.

ï_vA faine philofophie ne fit pas en Franced’aulïi grands progrès qu’en Angleterre et à Flo-rence ; et fi l’académie des fciences rendit desfervices à T efprit humain , elle ne mit pas la