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les enfans étaient fournis fous Louis XIV . On voyaiten Angleterre, en Hollande, en Allemagne , plufieursfeetes , qui s’étaient mutuellement égorgées le fièclepaffé , vivre main tenan t en paix dans les mêmes villes.
Tout prouvait qu’un roi abfolu pouvait être égale-ment bien fervi par des catholiques et par des protef-tans.Les luthériens d’Alface en étaient un témoignageauthentique. Il parut enfin que la reine Chrijiine avaiteu raifon de dire dans une de fes lettres , à l’occafionde ces violences et de ces émigrations : Je conjldcre laFrance comme un malade à qui l'on coupe bras et jambes ,pour le traiter d’un mal que la douceur et la patienceauraient entièrement guéri.
^ 'Louis XIV qui, en fe faififlant de Strasbourg en tes hugue*1681, y protégeait le luthéranifme, pouvait tolérer “ u ° ts ses ’dans fes Etats le calvinifme que le temps aurait puabolir, comme il diminue un peu chaque jour lenombre des luthériens en Alface. Pouvait-on imagi-ner qu’en forçant un grand nombre de fujets , on n’enperdrait pas un plus grand nombre qui, malgré lesédits et malgré les gardes , échapperait par la fuite àune violence regardée comme une horrible perfécu-tion ? Pourquoi enfin vouloir faire hair à plus d’unmillion d’hommes un nom cher et précieux, auquelet proteftans et catholiques, et Français et étrangersavaient alors joint celui de grand? La politique mêmefemblait pouvoir engager à conferver les cal vinifies,pour les oppofer aux prétentions continuelles de lacour de Rome. C’était en ce temps-là même que leroi avait ouvertement rompu avec Innocent XI ennemide la France. Mais Louis XIV , conciliant les intérêtsde fa religion et ceux de 1a grandeur , voulut à la
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