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114 DISCOURS AV ROT
Et Pégafe pour eux refuſe de voler.Cependant à les voir enflés de tant d’audace.Te promettre en leur nom les faveurs du Parnaſſe ,On diroit qu’ils ont feuls l’oreille d Apollon ,Qu'ils difpofent de tout dans le ſacré Uallon.©C’eft à leurs doctes mains, ſi l’on veut les encroire»Que Phebus a commis tout le foin de ta gloire:Et ton Nom du Midi jufqu’à l'Qurſe vanté,Ne devra qu’à leurs vers fon immortalité.Mais plütoſt fans ce Nom, dont la vive lumiereDonne un luſtre éclatant à leur veine grofficre»Ils verroient leurs écrits honte de l’univers,Pourir dans la pouſſiere à la merci des vers.A hombre de ton Nom ils trouvent leur azile 5Comme on void dans les champs un arbriſſeandebileQui fans l'heureux appui qui le tient attaché,Languiroit triflement fur la terre couché.Ce n.eft pas que ma plume injuſte& temeraire yVeüille blâmer en eux le deſſein de Te plaire.Et parmitant d’Auteurs, je veux bien l’avoüer,Apollon en connoiſt qui Te peuve loüer.Sui, je fçay, qu’entre ceux qui t'adreſſent leursveilles,Parmi les Pelletiers on cente des Comeilles.Mais je ne puis fouffrir, qu un Eſprit de traversQui pour rimer des mots penfe faire des vers,“Se donne en Te loüant une geſne inutile,Pour chanter un Auguſte; 1! faut eftre un Virgile ,Et j'approuve les foins du Monarque guerrier,Qui ne pouvoir fouffiir, qu’un Artiſan groſſierEntrepriſt de tracer d’une main criminelle,Un portrait refervé pour le pinecan' Appelle.Moy donc, qui connois peu Phebus& fesdouceurs«=Qui fuis Nouveau fevré fur ie Mont des neuf Sœurs:Attendant que pour Toi l’âge ait meuri ma Mule,Sur de moindres ſujers je l’exerce& l’amufe:Et tandis que ton bras des peuples redouté,Va, la foudre à la main, rétablir P’Equité 3FE retient les Méchans par la peur des lupplices 5
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