SATIRE IV.
LE VAYER,
on voifin aux Petites-Maifons?
à Fedant enyvré de fa vaive fcience,
Tout é de Grec, tout bouff d’arrogance,
Et qui de mille Auteurs retenus Mot pour mot,
Dans fa teſte entaſſtz, n’a fouvent fair qu’un. Sot;
Croir qu’un Livre fait tout,& que fans Ariftore
za Raifon ne voit goute& le bon Sens radote.
D'autre part un Galant, de qui tont le inêrier
Eft de courir le jour de Quartier en quartier,
Ær d'aller à Lapri dune perruque blonde,
He fes Froides douceurs fatiguer le bean monde,
Condamne la ſcience,& blâmant tout écrit
Croit qu’en lui l’ignorance eſt un titre d’efprits
Que c’elt des gens de Cour le plus beau privi-lege,
Et renvoye un Sçavant dans le fond d’un College.Un Bigot orgueillenx qui dans ſa vanité,
Droit duper jufqu’à Dieu par fon zcle affecté,
Couvrant tous ſes défauts d’une fainte apparence,
Damne tous les Humains, de fa pleine puiffance,Un libertin d’ailleurs, qui fans ame& fans foi,
Se fait de fon plaifir une fuprême loi
Tient que ces vieux propos, de demons& de fam-mes,
Son bons pour étonner des enfans& des femmes
Que c'eft Sembarraſſer de foucis ſuperfſas.
Er qu’enfin tout devor a le cerveau perclus.{Enun mot qui voudroit épuifer ces matieres,
Deignant de tant d'eſprits les diverfes manicres: