SATIRE VX. 37Et va porter la malle, ou tirer la charus:Pourquoi donc voulez-vous y que par un fot abus,Chacun reſpecte en vous un Honneur qui n’eft plus:Sn ne m'ébloüit point d’une apparence vaine,La vertu, dun cœur nobleeftia marque certaine.Si vous eſtes ſorti de ces Heros fameux:Montrez-nous cette ardeur qu’on vir briller en eux»Ce zele pour honneur, cette horreur pour le vice.Refpeétez-vous les loix? Fuyc=-vOus Pinjuftice?Scavez vous fur un Mur repouller des aſſauts,Et dormir en plein champ le harnois für le dos?Je voùs connois pour Nobles à ces illuſtres mar-ques:Alors. foiez iſſu des plus fameux Monarques 3Venez de mille Ayeux;& fi ce n°éfi aſtez,Feüilletez à loifir tous les ſiecles paffez.Voyez de quel Guerrier il vous plait de defcendre 3Choififlez de Cefar, d'Achille ; où d'Alexandre:En vain un l’ache efprit voudroit vous dement ir,Fr fi vous neu ſortez, vous en devez fortir.Mais faffiez-vous iflu d Hercule en droite ligne»Si vous ne faites voir qu’une bafleffe indigne 3Ce long amas d’Ayeux, que vous diffamez tous,Sont autant de témoins, qui parlent contre vous,Fr tout ce grand éclaude leur gloire ternieNe ſert plus que de jour à voftre ĩgnominie;En vain tour fier d’un-fang» que Vous des-honns?rez,Uous dormez à l'abri de ces noms rer ererEn vain vous vous COUVICZ des vertus de vos Re-res;Ce ne font à mes yeux, que de vaines chimeres:Je ne voy rien en vous» qu’un lâche, un impo-fleur ,. 1Un traître, un ſcelerat, un perfide; um menteur 5Un fon, dont les accés vont jufqu’à la furie,
Et d’untronc fort illuſtre une branche pourrie.Je m’emporte peut eſtre:& ma Muſe en fureurVerſe dans fes difcours trop de fiel& Gaigreur:
haut avec les Grands un peu de retenuẽ.
Hé bien, je m adoucis. Vötre ra ce eft connue.
Dcpuis quand? Repondes, Depuis mile ans en-tiers z