EPISTRE IV.AU-ROT.
N vain pour te loüer, ma Mufe toujours preſte,Vingt fois de la Holande a tenté la conquette:-Ce pair, OÙ cent murs n’ont pû te refifter,GRAND Ro i,n’éit Pas en vers fi facile. à domter2-Des Villes que tu press le noms dars& barbaresN'offrent de toutes parts que{yllables bizarres.Pour trouver un beau mot, il faut depuis l’ifiel,.Sans pouvoir z'arreſt-r, courir jufqu®iu Teffel.Oti par tout de fon nom chaque place munieTient bon contre les vers, en détruit l'harmonie,Et qui peur fans fremir aborder V Voerden?Quels vers tormberoir au feu! nom de Heufden.?delle Mule à imer en tous lieux difpoféeOleroit approcher des bords du Zuiderzée?Comment en vers heureux à leger Doësbourg,Zutphen , VVaheninghen, Harderviick, Knotzens-bourg?—Il n'eſt fort entre ceux que tu prens par centaines.Qui ne puiffe arreſter un Kimeur fx ſemaihes:Et par tout fug.le VVhal, anſi que fur le Leck,Le vers cfl en dergute,& le Poète à fec,Encor fi tes exploirs moins grand& moins rapidesTaiſſoient prendre courage à nos Muſes timides 3Feut- eſtre avec le temps, à force d’yrefver,Par quelque coup de l’art nous pourrions nous ſau-ver.Mais dés qu'on veut tenter cette vaſte carriere 3Pegaze s'effarouche& recule en arriere;Mon Apollon s’eftonne,& Nimegue eſt à toi,Que ma Mufe eſt encore zu champ devant Orfoi.| Aujourd’hui toutefois mon zele m’éncourage:Al faut au moins du Rhin tenter Pheureux paſſage.Le malheur fera grand, fi nous nous y noyons.| Mutes pour le tracer, cherchez tous vos ci ons?