n8 L'ECTTIRE
vous y point voir. Croyés moi, MON.SEIGNEUR, je l’ai déja dit en l’autreMonde, c’eft fort peu de choſe qu’un De-midieu, quand il eft mort. Il meſt rien telque deſtre vivant. Et pour moi, qui{çaismaintenant par experience ce que Ceſt quede ne plus eitre; je fais ici la meilieure con-tenance que je puis; Mais, à ne vous rienceler je meurs d’envie de retourner aumonde, ne fuſt- ce que pour avoir le plaifirde vous y voir. Dans le deffcin mêmesque j'ay de faire ce voyage» j'ai déjaenvoyé plufieurs fois chercher les pateties de mon corps, pour les raſſembler:mais je mai jamais pû ravoir mon cœur,que fa vois laiſſè en partant à ces ſept Mai-treſſes que je ſervois, comme vous fgavés ſifidelement toutes ſept à la fois. Pour moneſprit, à moins que vous ne l’ayés, on araaffuré qu il n’eltoir plus dans le monde Avous dire le vrai, je vous foupçonne unpeu d'en avoir au moins l’enjoûment. Caron ma raporté ici quatre ou cing mots devoftre façon que je voudrois de tout moncœur avoir dits,& pour lefquels je donnesrois. volontiers le panegrique de Pline&deux de mes meilleures Lettres. Suppoſedonc que vous l'ayes, ſe vous prie de me le