SATITR-E. 15
Lon vois dome du fon& du fon tant& Plus.Un infane Srieur de qui l’ame inhumaineNe voitaucun vivant qu avec beaucoup de peine,Ce fundte Corbeau qui ne vit que de morts,Marchade infolemment pour enterrer les morts.Choififez,vous-dit-il, l’endroit de vôtre foffe.Plus elle eſt pres du Chœur,& plus la fomme&grolſe,Il Här tant pour le fond,& pour te.maître autel:Entre tous les im ßoſts en vo yons nous un tel!Ft qui peut plus choquer les droits de la Nature,|| Que de vendre à des morts le droit de ſepulture.je pale volontiers fur le tour du bâton,Dont un Pafteur avare attrape le teſton,Je ſuis fort Catholique ;& je a a point envieDe cenſurer ici les Cenfeurs de ma vie-Je croy que ce qu’ils font a de bonnes raifons,Et que tous leurs Patrons font bien leurs-gaerifons.ua Qu'on guerit de tous maux en leur offrant un? cierge,Qu'on en gaerit phatoſt s il eſt de cire viergeQue qui ne gucrit pas n'a pas aſſeæ de foy:Et je cro tout cela parce que je le voy.Pour moy je ne veux point penètrer le my ſtere;Mon Palleux me l’a dit, c’eft à mo) de me taire,Je croy tour ce qu’il dir,s il fait mal à fon dam:Mais je foufre à regret que l'on acherte un BancsEr que les ornemens qui fervent à l’Eglifé,Soient de differens prix comme la marchandife.Si vous voulez les beaux en un enterrement;é Il faut tant, vous dit-on; pour un tel parerent-Et peur l’argenterie un crieur vous demande,Si vous voulez avoir la petite on la grande,“Le prix eſt different, il vous coûtera tantAinfi l’on ns fait rien, fi l’argent n' eſt contant.
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