S AITIT-R Es 17
Vne marge plus grande à chaque bout de lignes,
Sans compter à tous ceux qui ces lettres verront,
Qu'ils étendront toûjours autant qu’ils pourront;
Cent mors reïterés, cent autres Sinonimes,
Et toutesfois Paris endurent tous ces crimes;
Il aura reformé les pauvres Innocens,
Er tous les criminels recevront de l’encenss
Je ne puis endurer que cette extravagance,
Agitte maintenant tour l’efprir de la France ;l'on faſſe en nôtre êrat des nouveaux changemés
Et que l’on laiſſe eucor tant de déreglemense
SATIRE.
On, je ne feray pas ce qu’on veut que je. faſſe,En deuffé-je fouffrir ce dont on me menace:Deuffent tous mes parens me priver de leur bien;On me veut marier,& je n’en feray rienJIeſtime mon repos.plus que mon herirage;; Et pour mieux l’affeurer, je fuis le mariage,C’eft un lien fatal à nôtre liberté,Le plus heureux Efpoux eſt toûjours mal-traité,L hymen avec la joye a tant de fympathie,d'on n’a que deux bons jours, l’entrée& la fortieS Fon en trouve plus,c'eft par un cas fortuit.L’on a cent mauvais jours pour une bonne nuit,La plus grande douceur qu'on trouve au mariage;Ne vient que de l’efpoir qu’on conçoit du vefvagesEr rien ne doit jamais y faire conſenrir,Que pour avoir un jour le plaifir d'en ſortir.Quoy s'attacher toûjours à la même perfonne?Ne la pouvoir quitter, fi la mort ne l‘ordonne;Attendec fon bonheur d’un funeſte tre pas:
Marquent que ces gens-là font des fripons infignes -
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