PSATIREDu Sieur de D***.
Hryſoſtome François cenſcur EvangeliqueAuffi profond docteur, qu'Orateur patetiqueBourdalouë il eſt vr:y, qu'on voit dans tes diſ-cours.Des beautés que l’art même ignorera toûjaursI! eſt vray, que toy ſeul tu fcais te faire un flileQue l'on trouve à la cour auffi beau qu’à la ville.Mais tu n’es pas moins grand, lorſque quelqueccheurTe découvre en ſccret la lepre de fon cœurC'eſt la que faiſaat raire& l'ait& la natureTa bouche fait parler la grace toute pureEr que ta charitè pieux SamaritainVerfe fans interêt de l'huile avec du vin.Ah! que de dire ctears ſgavent peu ces pratiquesQue l’Eglife eſt fertile en devots empiriquesQue de faints charlatans au lieu de nous guerit,Prenuent de nôtre argent pour nous faire mourirePenitens endurcis que rien ne vous afflige,L'or fçaura diriger ccluy qui vous dirige.Dés qu’on fait briller l'or le Prêtre eſt careffaneEt le plus criminel luy paroit innocent.Si vous voulés fléchir ce juge de vos vices..Somme aux juges du fiecle il luy faut des épices.Lorſque le confefleur reçoir de certains droits,Tout pardon eſt fcellé du grand ſccau de la croix.On gagne un dicecteur comme on gagne une belle,Sans la boorſe il eſt dur autant qu’elle eſt cruelle.En un mot le bon pere eſt doux comme un agneauLorfque fon tribunal vaut autant qu’un bureau,Criminelle douceur! charité mercenaire!
Mais
Lie